L’utilisation de la brosse à dent et du dentifrice chez l’adulte

La quête absolue du corps parfait serait-elle en train d’améliorer le comportement des adultes en matière de santé bucco-dentaire ? Près de 9 Français sur 10, qui se jugent en bonne santé, déclarent avoir des problèmes dentaires. L’utilisation de la brosse à dent et du dentifrice ne fait pas encore l’unanimité.

En effet, nombreux sont les adultes actifs qui passent la prévention au second plan. Leurs consultations chez le dentiste se font moins régulières et beaucoup moins fréquentes après 25 ans. La consommation en France de la brosse à dent et du dentifrice est un bon baromètre de cette situation. Chaque année, les Français utilisent 1,5 brosse à dents alors qu’il est recommandé d’en changer tous les 3 mois. La consommation en dentifrices suit le mouvement : 3 tubes par an et par habitant contre les 6 préconisés.

Des difficultés aussi du côté des étudiants (meilleur brossage et dentifrice)

Faute d’assurance complémentaire de santé, 23 % des étudiants renoncent à leurs soins dentaires indique une étude récente publiée par « La Mutuelle des Étudiants ».

Cette tendance serait-elle en train de s’inverser ?

Sous la pression de la mode, tout le monde rêve aujourd’hui d’afficher un sourire détendu où se dessinent de belles dents blanches plutôt qu’un clavier de piano aux touches jaunies. Un joli sourire serait même devenu un critère de sélection à l’embauche… « La tyrannie du sourire ultra-bright », comme le titre un article du Figaro de septembre 2005, ne va-t-elle pas encourager les adultes de tout âge à prendre le chemin du cabinet dentaire un peu plus régulièrement ? Ce serait bien le côté positif de cet engouement : prendre soin de sa font bouche, porter un appareil dentaire… Font aujourd’hui partie de cette quête de bien-être qui vise améliorer sa santé et donc ses performances. C’est une démarche préventive et valorisante perçue avec admiration par l’entourage.

Nouveauté en orthodontie : les mini-implants

Le manque d’appui dentaire, indispensable pour guider le mouvement des dents, est un frein aux traitements orthodontiques chez l’adulte partiellement édenté. Avec l’apparition des mini-implants d’ancrage, cet obstacle peut être levé. Leur utilisation simplifie le soin et diminue sa durée. Ils sont retirés une fois le traitement terminé.

Avant la plongée en mer

Tout bilan de santé d’un plongeur doit comporter un contrôle buccodentaire. En effet, dans l’eau, la pression augmente d’un bar tous les dix mètres environ. Conséquence : les variations de pression que le corps du plongeur subit lors de la descente et de la remontée entrainent une variation de volume des gaz de l’organisme, y compris des petites bulles d’air nichées dans les dents ! Lors de la descente, l’augmentation de la pression entraine une diminution du volume des gaz. Car il y a des conséquences bucco-dentaires possibles : une obturation légèrement mobile pourra provoquer une pulpite (inflammation de la pulpe associée à des douleurs aiguës) par écrasement de la pulpe.

Lors de la remontée, la pression diminue et entraine une augmentation de volume des gaz : une bulle d’air, contenue dans une carie ou présente sous une reconstitution mal adaptée, peut se dilater et faire céder l’obturation, entrainer des douleurs intolérables par compression de la pulpe ou faire éclater la dent. Par ailleurs, il est déconseillé de plonger dans les 10 jours qui suivent l’extraction d’une dent.