Les stylistes des années 80 en Europe !

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Beaucoup de grandes marques de vêtements ont vu le jour dans les années 80. Les deux grands stylistes de mode de cette époque comme Giorgio Armani et Ralph Lauren qui sévissaient en Europe ont fait des carrières exceptionnelles…

Giorgio Armani

Il est, parmi les stylistes reconnus de la mode contemporaine, l’un de ceux dont on est certain que, sans leur intervention, la rue et le vestiaire de nos contemporains seraient sensiblement différents. Ayant tout d’abord renouvelé le principe apparemment intangible du costume masculin, Giorgio Armani, grand “destructurateur” du vêtement, innovant dans les matières nobles et les mélanges en camaïeux de tons sobres, s’est attaqué, avec le Même succès, à la garde-robe de la jeune Italienne active et émancipée.

La simplicité dans le luxe ! Un des stylistes d’avant-garde

Virtuose du masculin-féminin, ce tailleur de formation n’a cessé depuis de broder sur des principes simples et d’autant plus exigeants… Une coupe parfaite, des finitions soignées, une forme en adéquation avec sa fonction, un vêtement luxueux sans être jamais ostentatoire… Dans un univers où le travail, la vie en entreprise, les voyages ou les repas d’affaires occupent une portion de plus en plus grande, le style Armani est devenu, sinon un uniforme, un signe certain de reconnaissance des deux côtés de l’Atlantique.

Séduire tous les jours

Outre qu’il apporte assurance et garantie de bon ton, il sait introduire chez les jeunes businessmen, comme dans l’allure de leurs partenaires féminines, la touche de glamour, de sensualité, de séduction dont demeurait trop souvent dépourvu le vêtement de “tous les jours”. Il sait allier les accessoires avec ses lignes de vêtements comme les sacs à main, les sacoches ou les sacs à bandoulière… Le triomphe du confectionneur italien est à la mesure de ces changements. Si sa griffe n’existait pas, il faudrait l’inventer.

Des copies pour ceux qui sont en mal d’inspiration

C’est sans doute ce que se sont dit Calvin Klein et tous ceux qui se sont inspirés de l’expérience fondatrice de Giorgio Armani pour lancer eux-mêmes leur griffe et en relayer le succès par un type semblable de communication. Le lancement d’Emporio Armani en 1981 impose un produit plus que jamais mixte, mais plus jeune, plus sportswear, plus décontracté, en un mot moins cher. Cette fois, le succès est mondial. 1991 verra aux États-Unis le lancement des magasins AX (Armani Exchange), des basiques à prix modérés très bien conçus. C’est au total cinq lignes que compte aujourd’hui l’affaire dirigée sur le plan artistique et commercial par son créateur. Lequel, à ce jour, en est encore l’unique propriétaire. Et, de ce fait, l’un des plus puissants Chefs d’entreprise européens.

Ralph Lauren

Né en 1939, Ralf Lipschitz, d’abord vendeur, puis acheteur et finalement créateur pour des collections de cravates qui le font remarquer, lance Polo Fashions, une entreprise de vêtements masculins, en 1968. Puis, trois ans plus tard, une boutique mixte à Beverly Hills. En 1978, il lance Polo, son premier parfum pour hommes et Lauren, fragrance féminine. Les années quatre-vingt le verront, outre les vêtements, étendre à une très grande variété de produits (sportswear, bagages, lunettes, cuir, chaussures, linge, tapis, etc.) son concept inspiré du bon vieux chic anglo-saxon. Allure aristocratique à la portée de l’Américain moyen, le genre fait mouche. Car la qualité de la reconstitution est sans faille, tant dans le luxe souple et patiné des matières que dans le plus grand soin appliqué aux petits détails.

Des magasins dans un charte bien étudiée

Des magasins aménagés avec le même sens de la reconstitution propagent cet art de vivre plus vrai que nature auquel adhèrent, y compris en Europe, ceux-là Même dont il s’est inspiré. Signe de ralliement d’une certaine élite prônant, face aux avant-gardes de la mode, un classicisme adapté à la vie active. Ralf Lauren, véritable phénomène de société et n°1 du prêt-à-porter américain, excelle également dans les lignes sportswear ou jean, qui lui assurent l’audience de catégories sociales et de générations les plus variées. Une marque dont l’immense réussite est inversement proportionnelle à la créativité. Mais toutefois, il restera l’un des plus grands stylistes de ce siècle.